19.03.2008

Euthanasie = accordons-lui un cadre légal.

Ainsi donc, les instances de notre "Etat de Droits" ont tranché :  on a refusé à Madame SÉBIRE le droit de mettre fin à ses souffrances avec l'assistance du corps médical, autrement dit d'avoir recours à l'euthanasie.

Le sujet a fait débat ces derniers jours, beaucoup se sont exprimés sur le sujet, hommes et femmes politiques dans les médias, la plèbe dans la blogo. Que d'inepties !!! Que de propos outrageants, méprisants !!! Et bien sûr la palme de l'indignité revient à Christine Boutin.

Oui, de l'intolérable, j'en ai lu :

- comme tel blogueur qui veut bien comprendre le combat de Chantal Sébire mais ne supporte pas de voir son image "étalée" dans les journaux ou sur les écrans de télévision (qu'elle se batte mais en silence et surtout qu'on ne la voit pas ...),

- tel autre qui avance que Chantal Sébire n'a qu'à se suicider,

- cet autre qui s'insurge parce qu'il n'a pas besoin qu'on lui présente "le visage de la souffrance" : il a déjà assez de soucis personnels,

- ou encore celui qui évoque la "raison religieuse" .....

- Christine Boutin et ses propos outrageusement méprisants et insupportables  : lorsqu'elle énonce que madame Sébire ne veut quitter ce monde que parce qu'elle se trouve laide, ou encore lorsqu'elle avance qu'il existe des traitements anti-douleurs et que madame Sébire n'a qu'à y avoir recours ......

Ah ! La belle Société que la nôtre !!

On nous veut éternellement jeunes, beaux, riches, dépensiers, minces, ne nous nourrissant que de produits bio, ne cédant pas aux sirènes tabac-alcool-drogues-sucre-sel-gras : ainsi nous mourrons trèès vieux et en pleine santé !!!! Mieux ! Nous ne mourrons plus ! Hourra ! Be happy ! La maladie et la mort n'existent pas ! Bienvenue chez Mickey !

 Oui, ça se passe comme ça chez Mickey. Mais dans la vraie vie c'est bien différent. Dans la vraie vie, le cancer ne rend pas les gens glamours, même aux portes de la mort, comme dans les films. Dans la vraie vie, le cancer fait souffrir, beaucoup, énormément, tellement plus que ce qu'on peut imaginer.

Dans la vraie vie, dans ma vie, il y a eu un jour cet échange avec une cancérologue :

-"On ne peut plus rien faire pour votre mère : les traitements ont été inopérants et une ultime opération chirurgicale ne ferait que la faire souffrir inutilement. Il n'y a plus qu'à attendre. Elle n'ira pas au-delà de 6 mois."

-" .... Oui, mais là, elle souffre déjà beaucoup. Est-ce qu'elle va souffrir encore plus ?"

-"Oui. Nous lui donnerons ce qu'il faut pour atténuer la douleur."

-"Mais pourquoi est-ce qu'on n'arrête pas tout maintenant ?"

-"Parce que votre mère ne me l'a pas encore demandé."

C'était en juillet 1996. Maman a fini par LE demander début octobre de la même année.

De juillet à octobre, elle a été hospitalisée chez elle, encadrée de sa fille, sa nièce et ses deux soeurs. Nous nous relayions toutes les quatre 24 heures sur 24 auprès d'elle. Durant cette période, maman et moi avons fait le tour de notre relation, nous avons été si proches, si intimes. Je suis allée jusqu'à préparer son enterrement avec elle : le cercueil, la messe (pour laquelle elle a choisit un extrait d'un concerto de Mozart), le caveau. Nous sommes allées loin. Il y a eu aussi toute sa souffrance qui allait crescendo. Il y a eu ses piqûres de morphine qu'elle ne supportait plus.

Il faut savoir qu'à un moment, plus rien ne soulage.

Souffrance physique et morale pour le malade. Souffrance morale pour les accompagnants. SOUFFRANCE ! Oui, elle aussi, elle fait partie du cycle.

Et puis il y a eu ce jour où maman s'est adressée à Minie et à moi-même, ce jour où par de si simples mots elle nous a fait accepter l'inacceptable : "personne n'est jamais resté".

Avec maman, pendant ces quelques mois, nous avons apprivoisé l'idée de sa mort : il faut bien accepter de perdre nos proches un jour, accepter l'idée que la mort fait partie intégrante de la vie.

Il y a eu enfin, ce jour où maman était "suffisamment préparée" à l'idée de quitter ce monde d'une part et, d'autre part, qui n'en pouvait plus de souffrir. Il y a eu ce jour où elle l'a demandé. Sa cancérologue l'a entendue. Son généraliste et l'infirmier qui a posé la perfusion, aussi. Mais ça, on n'a pas le droit de le dire.

S'ils n'avaient pas eu le cran tous, d'agir en marge de la loi, que ce serait-il passé ? Elle aurait sombré dans le comas ? Y aurait été placée artificiellement ? Combien de temps cela aurait-il encore duré ? Il faut bien se rendre compte qu'il arrive un moment où  toute souffrance supplémentaire est vraiment inutile et inhumaine.

Je suis totalement solidaire avec la requête de Madame Sébire, pour elle et pour ses proches.

Pourquoi ne suicide-t-elle pas ? Tout simplement parce qu'il y a une marge d'échec à laquelle elle ne veut pas être confrontée et je la comprends.

Pourquoi a-t-elle fait appel aux médias ? Parce que sa situation de vie est intolérable et que nos lois archaïques concernant l'euthanasie doivent absolument être modifiées.

Une autre question me taraude : pourquoi aucun de ses médecins n'a-t-il accepté de l'aider en secret, comme d'autres l'ont fait avec maman ?

Jusqu'à Madame Humbert et son fils Vincent, personne ne faisait de vagues. De temps en temps on entendait parler de ..... Mais l'info était vite étouffée dans les médias. Des associations se sont crées, les gens ont agi malgré tout : patients, familles, proches, amis, médecins, infirmiers ...

Oui au droit à l'euthanasie dans un cadre légal ! Oui à la reconnaissance des limites de la science et des limites de la vie !

Liens : Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) site Internet

         ADMD blog

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ADDITIF 22H40

Vu sur le blog de l'ADMD = "Madame SÉBIRE est décédée ce mercredi 19 mars ..."

 Lire le communiqué AP REUTERS.

 La voilà apaisée, désormais. Tout ce que j'espère, sincèrement, c'est qu'il n'y aura AUCUNE SUITE JUDICIAIRE.

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20.12.2007

CHAÎNE DE SOLIDARITE POUR ALEXANDRE

Je reprends l'article édité chez Pallas.

"Blogueurs et blogueuses,

Je vous propose de recréer la chaîne de solidarité que nous avions créée l'an dernier Pour Alexandre.Vous pouvez afficher la bannière d'Alexandre sur vos blogs ou sites internet en soutien, envoyer vos dons à PescaLune ou à l'Association AFDC que ses parents ont créée.

Voici les dernières nouvelles, sur le site crée pour Alexandre

Alexandre, ce formidable petit bonhomme vient d'emporter une nouvelle manche dans le combat contre la maladie ! En octobre, il est rentré de l'hôpital la Timone à Marseille. Malgré le pronostic défavorable, la greffe a pris, et c'est une bonne nouvelle. Depuis notre retour à la maison, Alexandre se porte plutôt bien. Il est vrai cependant qu'il doit affronter d'autres complications post-greffe, essentiellement d'origine virale. Il a même dû être réhospitalisé à la suite de quelques difficultés laissant soupçonner l'apparition d'un GVH (Graft Versus Host = une complication fréquente et grave des greffes de moelle osseuse allogénique).

 

Actuellement, Alexandre reçoit quotidiennement des soins à domicile; un infirmier se déplace tous les jours pour lui appliquer le traitement antiviral. De plus, il est amené à absorber une dizaine de produits médicamenteux par jour. Il va falloir plusieurs mois (6 à 12) pour que son système immunitaire se reconstitue. On espère que cet épisode passera au plus vite.
***
Dans des moments difficiles qu'il traversait, Alexandre recevait, et il reçoit toujours, de nombreuses lettres de cœur. Elles lui ont fait retrouver le sourire et à nous, les parents, ces lettres ont permis de garder le moral. Sans pouvoir répondre personnellement à toutes ces lettres tellement réconfortantes, nous vous en remercions les plus sincèrement !"

Un rayon de soleil pour Alexandre.

Recommandé par des Influenceurs

11.12.2007

Misère Humaine (suite et fin)

.................... 

-" Allo ... Madame ? ... Allo ..." - Elle peine à amener l'appareil jusqu'à son oreille.

-" Allo ?"

-"Madame B., c'est "moi", nous venons de nous parler au téléphone, vous vous souvenez ?"

-"Oui, oui .... Je faisais des mots codés pour passer le temps, vous connaissez ?" (finalement, elle a bien un crayon)

-"Oui, bien sûr. Il m'arrive d'en faire. Je voulais être sûre que vous allez bien."

-" Ca va, ça va ... "

Elle reprend le récit de ses malheurs et de ses souffrances, comme automatiquement, évoquant soudain son enfance, en Algérie. Son accent "de là-bas" ressort un peu plus, elle m'appelle "ma fille" et me tutoie (ne pas se méprendre = "ma fille" est une expression pied-noire et non un éventuel transfert qu'elle aurait fait sur moi).

-"J'ai toujours souffert "ma fille", si tu savais ... Oh ! J'ai bien souffert. Toute ma vie. C'était comme ça ..... "

Elle m'explique son père, alcoolique et violent,  qui les traitait  elle et ses trois soeurs moins bien que des chiens. Son mariage "arrangé" par sa mère avec une connaissance de la famille, l'obligeant à renoncer à ce jeune homme dont elle était amoureuse et qu'elle fréquentait : "le pauvre, il était devenu bossu à la suite d'un accident dans sa jeunesse" ( sa mère lui avait interdit de se marier avec lui : on n'épouse pas "un difforme").

(Aucune allusion à son retour en France pas plus que les conditions dans lesquelles il s'est passé).

Puis de nouveau, elle revient sur son mari et ses enfants :

-"Tu sais "ma fille", ils ne s'occupent pas de moi. Oh ! Non ! Ma famille est complètement explosée .....Ma fille (celle à qui elle voulait téléphoner et qui est à la base de notre improbable "rencontre") ne veut plus voir  ces frères et soeurs ...  Mon mari a toujours été méchant avec moi, tu ne peux pas imaginer tout ce qu'il m'a fait. Et mes enfants, ils s'en fichent de moi. Pourtant , il y en a deux qui habitent à 10 kilomètres et un à 15 kilomètres. Personne ne s'occupe de personne dans cette famille et encore moins de moi ..."

Tant pis, elle retournera à l'hôpital (elle en est revenue il y a quelques jours : un séjour de 4 mois) et ils n'en sauront rien cette fois ! Elle appellera le docteur Machin, toute seule, sans leur dire !  Ils seront bien attrapés, comme ça !

Pauvre grand'mère. Pauvre femme. Une vie (à l'en croire) de misère affective, une vie de regrets, de souffrances morales. Une vie qu'elle a consacrée à tous ces autres qui le lui rendent si mal ou plus exactement, qui ne lui rendent rien.

Cependant, au fil de la discussion, je note quelques points qui portent à la réflexion : 

- lorsqu'elle parle de ses petits enfants mais ne sait pas dire combien ils sont. L'aîné :

-"Il a deux ans et demi"

-"Oh ! Mais si son père a 52 ans, votre petit fils doit avoir plus de deux ans et demi non ?"

-"Ah ! ....... Lui (son petit fils) ...  il a trente ans ..."  (hum : belle poussée de croissance !)

- quand elle finit par me dire qu'une infirmière vient trois fois par jour pour lui faire ses piqûres (3 pour le diabète et 3 pour le coeur = elle ne reste donc pas sans soins). Que cette même infirmière lui fait sa toilette tous les matins et tous les soirs. Sa problématique immédiate (à savoir ne pas pouvoir se coucher) revient dans la discussion. J'insiste, il faut qu'elle le dise à l'infirmière ou au médecin : eux, pourront peut-être l'aider à trouver une solution.

-"Bon, je leur dirai, d'accord ..."

 - quand j'apprends l'existence d'un cahier dans lequel "on l'oblige" à tout noter parce "qu'elle oublie tout".

-" ................. Je dois même écrire dans mon cahier qui m'appelle au téléphone et à quelle heure. A quelle heure on raccroche, aussi. Et si je ne le fais pas, "ils" m'engueulent. C'est vrai que j'oublie des choses. Et quand j'oublie, si tu savais comment ils me traitent  ..."

- quand au début de notre conversation, elle m'a dit qu'elle faisait des mots codés : mais alors, elle a bien un stylo !

Bizarre autant qu'étrange : et si le temps avait fait des ravages, si une certaine maladie dégénérescente s'était établie là, modifiant et son comportement et la perception qu'elle a des autres ?

Difficile de faire la part des choses. Pourtant, son récit a de tels accents de vérité ... Pourtant, il est tellement inimaginable de penser que tous les membres de sa  famille, sans exception (son mari, ses quatre enfants , ses gendres et belles filles, ses petits enfants)  puissent se désintéresser d'elle à ce point ...

Elle m'a renvoyée au souvenir très récent d'une femme qui avait le même âge qu'elle quand elle s'est suicidée (77 ans). Cette femme atteinte de la maladie d'Alzheimer et qui laissait ses proches dans une incompréhension totale. Il y a eu du déni, de la rancoeur, de la violence. Il y a eu tant de souffrances,  de parts et d'autres.

Je l'ai écoutée, une heure durant, l'interrompant à peine. Je me suis moi-même étonnée de mon calme, de ma capacité à l'écouter, à l'entendre. Surtout, son histoire rejoignant sur de nombreux points la mienne, j'étais tellement capable de la comprendre. Elle l'a ressenti, très certainement : elle était enfin écoutée et comprise.

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Après avoir raccroché, je suis restée un moment pantelante, perdue dans mes pensées. Elle m'a ramenée à tant de mes propres souvenirs ... Ils résonnent, se mélangent, s'imbriquent ... Tiens, ils ne sont plus si douloureux ..... Je remercie les effets anesthésiants du temps qui passe .

 Dans cette discussion il y  avait la vie, la difficulté de vivre, l'amour, la haine, la mort, le désir de partir pour un monde qu'on veut imaginer meilleur pour peu qu'on  puisse encore y croire. Il y avait la maladie, la déchéance physique, l'incompréhension, la peur, la souffrance morale. Il y a eu aussi l'apaisement et les sourires. Il y a eu de l'humain et de l'humanité.

Comment Minie a-t-elle dit dans un de ces commentaires ? Ah ! Oui : "Vieillir ça fait peur, mais ne pas vieillir c'est tellement  triste ...".

Huummm ..... moi je me dis : pas pour tout le monde.

 

06.12.2007

Misère Humaine

21H40 hier soir. Je suis déjà à la bourre de 10 minutes quand je me rends dans la chambre de Fifille pour  jouer avec elle encore un peu, rigoler aussi, recueillir une confidence (rarement), l'embrasser et lui souhaiter une bonne nuit (rituel du soir, espoir).

-"J'en ai marre !! Elle m'a encore téléphoné deux fois !!".

Elle, c'est une vieille dame. Elle a déjà appelé deux ou trois fois sur le portable de Fifille depuis quelques semaines . Nous n'y avons pas porté plus de cas : une vieille dame qui se trompe en tapant sur son clavier. Fifille lui disait à chaque appel  que ce n'était pas le bon numéro.

Mais ce soir, la vieille dame a appelé deux fois consécutivement. Je note le numéro et prévois de la contacter dès que j'en aurai fini avec Fifille, pour lui expliquer.

-"Hé ! Ça Sonne ! CA SOONNE !! P*TAIN !  TU DECROOCHES  !!!!"

Je prends le téléphone :

-" Bonsoir, je voudrais parler à A., S.V.P"

-"Madame, personne ne s'appelle A. ici. Vous venez d'appeler deux fois sur le portable de ma fille et elle  vous a indiqué que ce n'était pas le bon numéro. Vous ne devez plus utiliser ce numéro"

-"Oh ! Je suis désolée, je suis si seule, il n'y a personne. Je suis désolée, excusez-moi, je ne comprends pas : ma fille m'a donné ce numéro. Je ne comprends pas ........"

Nous avons parlé 20 minutes. Surtout elle. Plus exactement, elle pleurait en parlant. Elle s'est déversée, m'a confié sa solitude, le désintérêt de ses enfants pour elle, la méchanceté de son mari qui, parti se coucher à 19 heures comme tous les soirs, la laissait là, seule dans sa cuisine. Seule et incapable de se mouvoir jusqu'à son lit parce qu'handicapée par les conséquences de son diabète, ses jambes qui ne la portaient que difficilement avec un déambulateur. Elle ne pourra pas se rendre à sa chambre sans aide et même si elle y arrive, même si elle parvient à s'asseoir sur son lit, elle ne pourra pas soulever ses jambes pour se coucher. Son mari qui "s'en fout", qui "l'engueule".

Elle est désemparée. Je lui demande si elle veut que j'appelle du secours, je peux contacter un médecin, le SAMU, police secours, quelqu'un d'autre .... Mais non. Elle voulait parler à sa fille, seulement elle. Pas à un des ces trois autres enfants non plus.

Au bout de ces 20 minutes elle est apaisée, a cessé de pleuré et me dit que je lui ai redonné le sourire. Je lui propose de lui donner mon numéro de portable ainsi elle pourra me rappeler quand j'aurai (enfin !) dit bonsoir à ma fille (qui, entre parenthèses, n'a rien perdu de ma conversation avec la vieille dame et qui tout en m'interrogeant du regard ou en affichant des mimiques effarées - quand nous avons entendu "je veux mourir" - savourait le fait que l'heure du coucher définitif reculait en "sa faveur").

 La vieille dame ne trouve pas de stylo, ni son cahier, il (son mari) a dû les cacher "rien que pour être méchant et l'embêter".

Nous finissons par nous dire bonsoir et au-revoir.

22h15, je reviens dans le salon. Que faire ? L'appeler ? Laisser tomber ? Cinq minutes de réflexion plus tard, je compose son numéro.

.......................

02.10.2007

MAMAN

11 ans. 

 

Tu me manques tant.

12.06.2007

La Vie Pour Christie

Aujourd'hui, je tiens à vous parler de Christie, âgée de 7 ans et qui souffre d'une maladie photosensible inconnue ainsi que d'un handicap cérébral moteur.

Il y a quelques années, ti-mari et moi-même pratiquions une activité de modélisme et nous rencontrions souvent le (futur) papa de Christie (Christophe) qui était encore bien jeune à l'époque. Après bien des années pendant lesquelles nous ne l'avons plus revu, nous avons eu l'occasion d'avoir de ses nouvelles   récemment et nous avons pris connaissance des handicaps sévères qui affectaient lourdement la vie de sa fille, Christie.

Je vous laisse découvrir ci-dessous un extrait du site

"La Vie Pour Christie" :

 

" 2c6154f90ebdb3e5e0320120a70fc822.jpgL'association "LA VIE POUR CHRISTIE" a été créée car ce mode d' échange s'imposait pour essayer de faire changer le regard de la société qui préfère fermer les yeux sur un cas comme celui de Christie.
Christie est une petite fille de six ans, handicapée à 80 % et porteuse d' une maladie photo sensible inconnue, qui lui interdit toute exposition à la lumière du jour et du soleil au risque d'aggraver ses lésions cutanées qui pourraient se transformer en cancers.

Christie vit à LAGNES dans le Vaucluse (84) avec ses parents HELENE et CHRISTOPHE. Le papa de Christie est sapeur pompier au Centre de Secours Principal de Carpentras et sa maman n' exerce plus aucune activité professionnelle car elle n'aspire qu' à s' occuper à plein temps de leur petite fille.
Christie est scolarisée à la maternelle de son village où ont été installés des filtres anti ultraviolets qui la protège à 100 %. La Mairie a pris en charge l' auxiliaire de vie scolaire. De ce fait, elle peut aller à l' école 10 heures par semaine.

Christie a besoin d'une prise en charge très établie: psychomotricité, orthophonie, ainsi qu' une stimulation générale. Un kinésithérapeute à la gentillesse de se déplacer une fois par semaine à son domicile. Les structures d' accueil existent mais cette maladie grave lui impose de rester dans un environnement le plus sécurisé possible, c' est à dire chez elle, protégée par les filtres anti-uv. Il est alors très difficile de mettre en place un protocole médical personnel. Mais nous ne désespérons pas de faire venir à son domicile des professionnels compréhensifs."

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Les sapeurs pompiers de Bollène ont crée une association pour aider les parents de Christie à recueillir les fonds dont ils ont un besoin évident pour améliorer les traitements et le quotidien de leur petite fille.

Bravo aux Dieux du Feu.

 Extrait :

"Vous en rêviez, ils l’ont fait. Les sapeurs pompiers de Bollène ont posé nus pour un calendrier. Celui-ci est vendu au profit de l’association ‘La Vie pour Christie’, une petite vauclusienne de 7 ans, qui souffre d’un handicap moteur cérébral et d’une maladie photo sensible."

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Chaque jour, depuis plus de 12 ans, je savoure le fait d'avoir une enfant en pleine forme, qui ne connaît aucun soucis ou tracas majeur et:ou handicapant. Chaque jour je souhaite que le suivant sera identique au précédent, et je n'oserais même pas imaginer ce que serait notre vie si ....

Aidez-les, relayez l'information, envoyez un don si vous le pouvez. Pour Christie et ses parents. 

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30.05.2007

Pour Alexandre

C'est bien la première fois que je fais "ça" : j'ai rajouté dans la colonne de gauche une banière émanant des Influenceurs :"Pour Alexandre". J'espère sincèrement que ce maillon de la chaîne d'espoir tissée autour d'Alexandre puisse aboutir à une conclusion heureuse. Aidez-les et relayez l'information à votre tour. Ci-dessous le texte de l'édito visible sur le site créé par ses parents.

"Depuis qu'Alexandre est né, il fait notre bonheur. Quand il était bébé, c'était un enfant comme les autres, et nous étions des parents comme les autres, heureux d'avoir construit une petite famille, notre famille.

Puis vers ses 18 mois, alors qu'il était à la crèche, nous avions commencé par nous inquiéter de ses nombreux hématomes jusqu'au jour où une analyse de sang nous a révélé la gravité de la situation. Le ciel nous tombait sur la tête ...

Alexandre a été très vite pris en charge par le docteur Frédéric Bernard (hôpital Arnaud de Villeneuve/hématologie pédiatrique, à Montpellier). Plusieurs investigations ont été lancées pour établir un diagnostic de sa maladie ... en vain.

Bien déterminés, nous nous sommes tournés vers l'hôpital Necker enfants malades, puis vers le docteur Thierry Leblanc (hôpital St Louis à Paris). Près d'un an après la constatation de son problème sanguin, un nom a pu enfin être posé sur sa maladie sans toutefois identifier clairement le gène responsable du dysfonctionnement : LA DYSKERATOSE CONGENITALE.

Une maladie rare, regroupant plusieurs pathologies dont la plus sévère, l'aplasie médullaire. Bref, une maladie grave, dégénérative et sournoise ... une épreuve à vivre pour Alexandre ... une épreuve à surmonter pour nous, ses parents.

Aucun traitement n'existe aujourd'hui pour guérir de la dyskératose congénitale.

Les transfusions en sang et en plaquettes, deux fois par semaine, permettent à Alexandre d'avoir une vie à peu près normale.

Notre grand espoir, c'était la greffe de moelle osseuse prévue par le Professeur Gérard Michel (hôpital de la Timone à Marseille) en mai 2006 et qui pour des complications cérébrales chez Alexandre n'a pu être réalisée. Le verdict tombe : "il n'y a rien à faire, il y a des situations où il vaut mieux ne rien faire", nous a-t-on dit.

Nous ne baissons pas les bras et plus que jamais, nous nous battons. Nous nous sommes tournés vers l'étranger, notamment la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. En effet, en Grande-Bretagne, les recherches sur la diskératose sont plus encouragées (identification de deux gènes responsables de cette maladie). Parallèlement, par le biais de l'association "Manon-demain", les Etats-Unis nous font entrevoir la possibilité d'une greffe de moelle osseuse. Toutefois, la prise en charge est coûteuse, bien au-delà de nos moyens.

Nous voulons par le biais de ce site créer une dynamique, mobiliser le plus grand nombre de personnes, attirer l'attention sur la maladie qui anéantit notre fils et qu'il faut combattre chaque jour.

Par votre soutien, votre mobilisation et votre générosité, nous arriverons à sortir cette maladie de l'ombre et de l'inconnu ...

Aidez-nous à rendre possible la greffe de moelle osseuse et soutenez-nous en vous associant à notre combat pour qu'Alexandre puisse vivre !"

Sur le site, vous pourrez trouver deux adresses auxquelles vous pourrez adresser vos dons si cela est dans vos possibilités. Pour Alexandre, ses parents et sa famille. Ici, le blog des Influenceurs pour copier le lien à insérer sur votre blog.

16.03.2007

NOTE DE POM-POM GIRL

JE VIENS DE LIRE CETTE NOTE CHEZ POM-POM GIRL

ET J'INVITE LE PLUS GRAND NOMBRE A ALLER LA DECOUVRIR :

PARCE QUE LES FEMMES LE VALENT, Ô COMBIEN .....

 

 

12.03.2007

NOUS, LES FEMMES ..... Note en vrac.

medium_DSC00042.JPGDimanche tranquilou à la maison. La journée était belle et j'en ai profité pour bosser dans le jardin.

Chaque année j'apprécie la 1ère journée de l'année au-cours de laquelle je nettoie la terrasse et je remets en place les pots de fleurs,  je plante en pleine terre des boutures, j'arrache des mauvaises herbes, je taille des arbustes .... J'aime cette journée parce qu'elle annonce l'arrivée des beaux jours et que nous allons pouvoir recommencer à "vivre" de nouveau dehors, laisser les portes et les fenêtres ouvertes ....

Et, pendant que je m'adonnais à ces travaux jardinesques, mes pensées se sont emballées. C'est parti en vrille.

Pensées, pour Valérie, ma si chère Valérie,  qui nous avait téléphoné vers midi pour nous dire que sa fille (4 ans et demi) était à l'hosto, que la gosse souffrait (mais il n'y aura pas de séquelles : OUF !). Je ne sais pas quand tout va se calmer pour elle, mais il serait temps  ....

Pensées pour ma Minie .....

Pensées pour Maman, partie en octobre 1996 après avoir demandé qu'ON l'aide à partir (parce que son crabe la bouffait partout à l'intérieur et que ce n'était plus supportable ....). Du coup, pensées pour le "combat" que mènent certains pour qu'enfin on accorde un cadre légal à l'EUTHANASIE (n'ayons pas peur des mots). Pensées pour celles et ceux (la cancérologue, le généraliste, l'infirmier, le pharmacien de l'hôpital, ma tante) qui ont couru le risque de se retrouver en taule. Pensées pour EUX qui ont accepté l'idée de l'aider à en finir avec sa vie qui n'en était plus une, avec cette vie qui n'en finissait plus de filer ... Pensées pour maman, femme battue par son alcoolo de mari .... Pensées pour maman, qui nous aimait tant .... Pensées pour maman qui, si elle avait vécu aurait dû fêter ses 67 ans aujourd'hui.

Pensées pour la Journée de la Femme, passée sans faire trop de bruit et pourtant les femmes subissent partout dans le monde des violences inacceptables. Pensées (entre autres) pour les femmes du Pakistan, pour les filles (une gamine de 9 ans !!! M***E !!!) et les femmes vitriolées au Bengladesh et en Iran (peut être ailleurs, encore), pensées pour les filles / femmes excisées, pensées pour les filles des cités ... EN FRANCE !!!!

Pensées pour Ma Fille ....

Pensées pour les Femmes parce que dans la grande majorité des cas ce sont ELLES qui portent leurs familles à bout de bras (bon pas toutes. Dans le lot il y en a qui sont de belles ordures. La violence, le désintérêt et le non-amour  ne sont  pas l'apanage du seul genre masculin ) ....

Debout les Filles! En Avant ! Jouez Des Coudes, Relevez La Tête Et  Apprenez à Dire NON !

Pensées pour ce monde, violent, si violent .... Penser que l'Humanité est déplorable,  déséspérante, dans une phase transitoire. Penser que ce serait tellement plus beau si le Respect  redevenait une valeur humaine. Penser  que la vie est belle (???) ...  malgré tout  ......

11.02.2007

Tchô Bernard ...

J'ai découvert le mail en début d'après-midi, lapidaire .... Bernard est décédé ce matin emporté par une crise cardiaque. Il avait 49 ans ...

Cela faisait des années que la vie avait fait que nous ne nous voyions plus , mais quand même, il y a toujours radio "les potes" et de temps en temps, rarement certes, on avait des nouvelles, que  ça allait, la vie déroulait son train train et c'était bien.

La dernière fois que je l'ai vu ? C'était il y a un an (ou deux), pour les quarante ans de Patricia. Nous étions tous là, la bande des Gognols et Bernard et Nicole, leurs enfants, Jacqueline .....

Jacqueline, Nicole, Benjamin et  Caroline,  Robert, Sylvie et Laura, Patricia, Pierre , Romain et Adeline : toutes mes pensées vont vers vous.